mardi 12 janvier 2010

Et mardi aussi, c'est poésie



Une petite poésie coquine de Pierre de Ronsard qui n'en fut pas toujours à aller voir les roses, ou plutôt si, il se pencha dessus :-)


Pierre De Ronsard - Sonnet LXXII (1552)


Petit nombril, que mon penser adore,
Et non mon oeil qui n'eut onques le bien
De te voir nu, et qui mérite bien
Que quelque ville on te bâtisse encore ;

Signe amoureux, duquel Amour s'honore,
Représentant l'Androgyne lien,
Combien et toi, mon mignon, et combien
Tes flancs jumeaux folâtrement j'honore !

Ni ce beau chef, ni ces yeux, ni ce front,
Ni ce doux ris ; ni cette main qui fond
Mon coeur en source, et de pleurs me fait riche,

Ne me sauraient de leur beau contenter,
Sans espérer quelquefois de tâter
Ton paradis, où mon plaisir se niche.



(image pêchée sur le ouèbe, merci à ?)
Quant à la rose sublime, c'est naturellement la Rose Pierre de Ronsard et elle vaut son pesant de beauté et de parfum.

1 commentaire:

Mango a dit…

Belle cueillette! Belle fleur, Beau poème! Charmant Ronsard qui n'avait rien de prude!