vendredi 20 juin 2008

Poésie du vendredi

Les Pas

Qui des deux a marché vers l'autre
J'ai longtemps cru que c'était toi
Mais la descente est une côte
Selon le côté que l'on voit

Disons que je montais la pente
Disons que tu la descendais
Mais qu'elle soit rapide ou lente
L'heure venue, je t'attendais
Et désormais quoi qu'il advienne
Où que tu ailles, d'où que je vienne

Je n'ai qu'à suivre mes pas
Toujours le même phénomène
Mes pas vers toi me ramènent
Toujours les tiens viennent vers moi
On peut les prendre par tous les bouts
Tous les chemins mènent à nous

Qui des deux a marché vers l'autre
Chacun de nous moitié moitié
Par les persiennes de mes côtes
Mon cœur tout là-bas te voyait

Te voyait venir sur la route
Et même quand tombaient les nuits
Il entendait, écoute, écoute
Il t'entendait marcher vers lui
Et désormais quoi qu'il advienne
Liés par d'invisibles chaînes

Je n'ai qu'à suivre mes pas
Et toi les tiens n'importe où
On peut les prendre par tous les bouts
Tous les chemins mènent à nous

Claude Nougaro.

1 commentaire:

Homer a dit…

Une très belle chanson de Nougaro, que je ne connaissais pas. Il faudra que je l'entende.

C'est tout à fait notre histoire et elle ne fait que commencer. Je suis un homme heureux...! Et bien des hommes doivent m'envier.

Je t'embrasse très fort. Très fort.

Christophe. ;-)