mercredi 25 juin 2008

Comment c'était avant ?

Me demandé-je in petto !
Je parcours la blogoboulle et je suis éberluée devant la quantité de blogs que j'y découvre.
Certains ont une vraie vocation, les liseurs(euses) par exemple, je n'ai jamais autant rencontré de gens qui lisent, c'est une vraie bonne nouvelle et je note sur mon petit calepin des titres piochés à la volée. Je n'additionne pas le total de ce qu'il me serait bon de lire, sinon, c'est la banqueroute immédiate, non, je pense que je suggérerai quelques idées d'achats à mes bibliothécaires favorites.
Les cuisineux(euses) aussi sont nombreux(euses). J'imprime à tout va les quantités, la posologie, la température du four, température du four ????????????, non, attendez, je dois rectifier un truc illico, je vais chercher les recettes de salades plutôt.
Les bricoleux(euses) m'en mettent plein la vue, je bave de jalousie devant certains colliers de graines de pastèque, des mobiles faits avec du scotch (oui !) et lestés d'autres petites graines qui émettent un tintement divin au vent. J'ai croisé une créatrice de girouettes tellement douée, tellement déjantée que j'aurais pu immédiatement lui envoyer mon CV pour postuler un emploi de commerciale (j'ai perdu sa trace, si vous la connaissez, n'hésitez pas !)
La blogoboulle compte aussi les diaristes, les épistolaires (fantastiques à lire), les drôles drôles drôles, les musiciens, les hydrosolubles (se dissolvent dans le démaquillant à l'eau de bleuet), les apprentis sorciers, déjà sorciers, grands marabouts de ficelle, les journaleux(euses), les écrivains(es), les poètes et poétesses, les engagés, les enragés, les fous furieux, les velléitaires, les malhabiles, les ex-taulards, les hypocondriaques (parmi mes préférés, au moins, avec eux, on est à peu près sûr que l'achat du Vidal des familles ne se justifie pas), bref, tout le monde a un blog désormais.
Même moi, la preuve, j'en ai deux !
Et dans l'un, je peux parler léger, l'autre, je le garde pour les coups durs, les jours où le frigo sera vide, mais dans les deux cas, je crois que j'écris pour rien, pour peu de choses en tous les cas.
Mais continué-je de penser toujours in petto, (je pense parce que la clim fonctionne au bureau. A 17h je ne pourrais plus penser parce que je n'ai pas la clim chez moi, vous y êtes ?) faut-il seulement écrire pour quelque chose ou bien jeter les mots et les laisser s'arranger entre eux de toutes nos petites turpitudes ?
Ecrire m'est un mal nécessaire même et surtout si cela ne sert à rien.
Mais avant le blog, j'avais des cahiers plein la maison, entamés, rarement finis, de très jolis cahiers.
Le blog a-t-il remplacé mes cahiers ?
Pas sûr du tout, je dis des choses à mes carreaux que le clavier ne m'autorise pas.
Qu'est ce qu'on faisait avant les blogs ???
Vous, vous faisiez quoi ?

3 commentaires:

Leil a dit…

Je n'écrivais pas ...
Le blog que j'ai ouvert dernièrement m'a servi au départ à marquer mes impressions de lecture ... grâce au blog, je peux relire ce que j'ai pensé de tel ou tel bouquin.
Puis j'ai débordé ... je me suis mise à écrire d'autres petits mots sans rapport avec la lecture. Je laisse les mots s'arranger entre eux. :)) Ils vivent leur vie.

Homer a dit…

Moi, c'était très rare que j'écrive. Parfois, dans mon plus jeune temps... je me mettais sur une machine à écrire et j'écrivais des chansons, des poèmes, des petits textes. Mais c'était vraiment très épisodique.

Plus tard, j'ai participé à des concours littéraires ; ça me motivait, dans le sens où j'avais un sujet, et je devais y répondre.

Mais jamais je n'ai tenu de "cahier intime" ; de truc de ce genre.

C'est vrai que le blog me permet d'écrire, de réfléchir, déjà pour moi, mais aussi pour les autres. Et cela permet aussi des rencontres... :-)
Même si certaines personnes pensent qu'il ne s'agit que d'une masturbation de l'esprit, un égocentrisme renforcé, il n'en demeure pas moins que, si cette activité apporte du plaisir à celui qui pratique cette façon d'écrire, hé bien, qu'il ne se prive pas d'écrire ! Dans certains cas, c'est également, un moyen de communication formidable ; parfois, hélas, le seul pour rester en contact avec le monde...

Tout demeure dans le rapport à la machine : ne jamais devenir son esclave.

Voiloù pour moi !

Diane a dit…

J'écrivais dans toutes sortes de cahiers, des vraiment très beaux, choisis avec soin, cherchés, et sans suite. J'ai brûlé environ 30 beaux cahiers d'écriture après relecture.
A quoi bon tout garder. J'ai encore un joli cahier-livre qui reçoit parfois d'autres sortes de confidences, et j'y écris parfois aux années, même deux ans, des "go d'écriture" que je relis p lus tard et qui me font voir parfois que j'avais a certains moments l'angoisse collée au plafond. (Après cancer notamment, je n'avais jamais réalisé a quel point jusqu'à relecture dernièrement. Je n'ai pas pu brûler celui-là)
Je lisais beaucoup beaucoup plus avant internet aussi. Cela me manque.

Aussi je vais remettre internet a sa juste place,la dernière après lecture et grand air.

Voilà.